Je veux apprendre le japonais !

Ça y est, vous vous êtes décidé à apprendre le japonais mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Cet article va vous donner quelques pistes.

1. Prendre des cours

Cette voie est la plus facile. Le fait d’avoir des horaires fixes impose un rythme de travail et aide à  garder sa motivation. Voici quelque-unes des possibilités qui s’offrent à vous :

1.1 Filière non scolaire

  • Prendre des cours collectifs dans une association d’amitié franco-japonaise
  • Prendre des cours particuliers soit avec des sociétés telles qu’Acadomia ou keepschool (entre autres) soit en ayant recours aux petites annonces. Cette solution permet d’avancer plus vite mais est onéreuse.
  • Prendre des cours par correspondance avec le CNED.
  • Faire un séjour linguistique au Japon. Il existe des formules de plusieurs jours, plusieurs semaines ou plusieurs mois avec possibilité d’être logé chez l’habitant. Les cours sont ouverts aux débutants.

1.2 Filière scolaire

  • Apprendre le japonais au lycée ou au collège en tant que LV1 (établissements rares) ou LV2 (1ère ou 2ème langue vivante). Lorsque l’établissement ne propose pas cette langue, il est souvent possible de suivre les cours avec le CNED. Attention, une forte motivation est nécessaire dans ce cas car l’élève suit le programme officiel qui est chargé, mais doit travailler seul.
  • Suivre une licence de japonais à l’université pour ceux qui veulent en faire leur métier (attention aux débouchés…)
  • Pour ceux qui habitent près d’une ville universitaire, qui sont très motivés et qui ont du temps, il est possible de suivre des cours à l’université en tant qu’auditeur libre (là encore, le niveau est élevé)

 

Je veux apprendre le japonais ! Conseils pour débuter la langue japonaise.

2. Apprendre seul

2.1 Organisation

Ce choix d’apprentissage demande plus d’autonomie, de rigueur et de motivation mais de petites astuces peuvent vous aider :

  • Fixez  vous des horaires fixes pour étudier
  • Visez le long terme : travaillez un peu régulièrement plutôt que beaucoup sur un temps très court
  • Étudiez à plusieurs, retrouvez-vous régulièrement pour réviser ou simplement pour discuter de votre passion
  • Communiquez avec des japonais pour constater vos progrès et mettre en pratique ce que vous avez appris de manière théorique. Il existe des sites internet où on peu chatter ou correspondre par émail avec des japonais : My language exchange, Interpals
  • Ne perdez pas de vue votre objectif si vous en avez un (passer un examen, se rendre au Japon, pouvoir lire un manga ou regarder un animé en japonais, pouvoir communiquer avec ses petits-enfants vivant au Japon…)
  • Repérez  votre mode de mémorisation. Par exemple, certaines personnes retienne mieux en écrivant (ça peut être une bonne solution pour réviser les kanjis), d’autres en lisant (dans ce cas, vous pouvez faire des  fiches de révision par exemple)…

2.2 Méthode d’apprentissage

La première chose à faire est  d’apprendre les deux syllabaires de base : les hiragana et les katakana. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège qui consiste à utiliser uniquement les romaji, sous peine de ne jamais pouvoir lire le japonais et de ne pouvoir l’écrire qu’en utilisant l’alphabet occidental.

Ensuite, il faut apprendre un certains nombre de kanjis, la grammaire et la conjugaison.

L’idéal est de commencer avec une méthode de langue pour débutant du style 40 leçons pour parler japonais. Vous y apprendrez les kana, les bases de grammaire et de conjugaison ainsi que quelques kanjis. A ce stade, il faut garder un rythme régulier, les syllabes à mémoriser sont nombreuses et on les oublie aussi vite qu’on les apprend. S’entrainer à les écrire aide beaucoup à les retenir. Vous trouverez dans la section s’entrainer de ce site des cahiers d’entrainement à l’écriture des kana. Attention à bien respecter le sens d’écriture, ce paramètre est très important en japonais.

Une fois les bases acquises, vous pouvez vous tourner vers une autre méthode, la plus connue étant minna no nihongo dont il existe de nombreuses versions (explications grammaticale, cours, kanjis…) et plusieurs niveaux (I, II, ….), éventuellement complété par un manuel d’apprentissage des kanjis. Celui de Minna no nihongo est particulièrement bien fait.

Cette deuxième phase est à aborder sur le long terme. Il ne faut pas se décourager et respecter les moments de démotivation. L’idéal est cependant de travailler régulièrement, surtout en ce qui concerne l’étude des kanjis car, autant le nombre de syllabes est limité, autant celui des kanjis semble infini et leur utilisation extrêmement complexe (plusieurs significations et plusieurs prononciations).

Pour améliorer votre compréhension orale et votre vocabulaire, ces pratiques peuvent vous aider :

  • Regarder des animés / films en VO. Commencez par les regarder avec les sous-titres en français. Progressivement, regardez-les avec les sous-titres en japonais (des études ont montré que regarder avec des sous-titres dans la langue originale était  plus productif ) puis sans sous-titres.
  • Écouter de la musique japonaise
  • Jouer à des jeux en VO  (RPG en particulier)

3 Apprendre au Japon

Pour ceux qui en ont la possibilité, le top reste de mettre en pratique vos connaissances en allant au Japon 🙂

3.1 Partir quelques semaines au Japon : prendre des cours en école de langue

Il existe des écoles de langue qui organisent des stages pour étrangers pendant les vacances, notamment à Tokyo et Osaka avec souvent une possibilité d’hébergement dans une famille japonaise. C’est parfait pour s’immerger dans la langue et le pays.

3.2 Partir un an au Japon : le Visa Vacances Travail

Avec ce type de visa (également appelé WHV : Working Holiday Visa ou PVT : Programme Vacances Travail), vous pourrez passer un an au Japon, y étudier et y travailler. C’est parfait pour découvrir le pays en immersion totale tout en étudiant la langue de façon intensive.

Attention cependant, c’est un projet qu’il faut bien préparer car la vie sur place est chère et vous ne trouverez pas forcément un petit job immédiatement, surtout si vous ne parlez pas japonais. De toute façon, lors de la demande de visa, il faut pouvoir justifier d’une somme d’argent conséquente (4 500 € en 2016).

L’anglais vous sera indispensable pour communiquer avec les japonais mais avoir des bases en japonais est un plus car tous les japonais ne parle pas anglais.

Ce programme est ouvert aux personnes respectant les conditions suivantes :

  • Être citoyen français et résider en France
  • Être titulaire d’un passeport en cours de validité
  • Être âgé de 18 à 30 ans
  • Ne pas être accompagné de personnes à charge (enfants…)
  • Disposer des ressources financières suffisantes pour subvenir aux besoins du début du séjour
  • Être en bonne santé
  • Avoir l’intention de se conformer aux termes de l’accord bilatéral et notamment d’avoir comme première intention les vacances et la découverte du Japon et non pas d’y travailler
  • Ne pas avoir déjà bénéficié au Programme Vacances Travail au Japon

Étonnement l’assurance santé n’est pas obligatoire pour obtenir un visa vacances travail mais je vous conseille fortement d’en prendre une afin d’être couvert pendant cette année à l’étranger en cas de rapatriement, de problèmes médicaux ou d’hospitalisation.

Il faut se rendre en personne au consulat ou l’ambassade dont vous dépendez et remplir un dossier avec :

  • Une lettre de motivation présentant votre intérêt pour le Japon (elle doit se concentrer sur le côté culturelle et touristique, trouver un travail ne doit pas être l’objectif principal du séjour)
  • Un Curriculum vitae
  • Un Projet détaillé de votre séjour  dans lequel vous indiquerez vos projets : budget, logements, jobs, activités…
  • Un passeport en cours de validité
  • 1 photo d’identité datant de moins de 6 mois
  • 1 formulaire de demande de visa (en anglais)
  • 1 justificatif financier au nom du demandeur de visa
  • Un certificat médical original attestant de la bonne santé du demandeur

Il faudra montrer l’original des documents ainsi que leur photocopie et la la validité des documents (certificat médical…) doit dater de moins d’un mois.

Le visa est gratuit et simple à obtenir pour peu que l’on soit rigoureux lors de la demande. D’autant plus que pour l’instant, les quotas ne sont pas atteints.

LE PVT au Japon est non prolongeable et non renouvelable mais on peut participer plusieurs fois au programme en changeant de pays (Australie, Canada, Russie…).

Informations complémentaires

PVT, les pièges à éviter

Source : Japon365
Sites utiles

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